Ce jour-là, l’Aide Ambulatoire à la Jeunesse (AAJ) a demandé une prolongation du délai : la clarification d’un signalement de mise en danger a été retardée. Les enfants sont restés séparés de leur domicile habituel.
Le texte intégral de la lettre (anonymisé) :
« Madame, Monsieur,
Nous nous référons à votre mandat de clarification du 15 mai 2014.
Il ne nous est pas possible de mener à bien la clarification dans le délai de quatre mois.
Justification : Les clarifications concernant les deux enfants n’ont pas encore pu être traitées en détail. Pour une clarification complète, nous avons besoin d’une prolongation du délai.
Nous vous demandons donc une prolongation du délai jusqu’au 15 octobre 2014. Sans votre contre-rapport, nous partons du principe que vous êtes d’accord.
Meilleures salutations [Signature] dipl. Assistant social en formation Visé : Responsable de secteur Clarification et conseil »
Ce que cela signifie Les enfants étaient séparés de leur domicile depuis le 6 mai 2014 – La KESB avait ouvert une procédure le 15 mai, mais la clarification s’éternisait. L’AAJ n’a pas pu examiner la mise en danger à temps et a demandé une prolongation – de mai à octobre, soit cinq mois après l’incident.
La pratique à Berne a échoué Les enfants ont souffert de la séparation de leur environnement habituel et de leurs grands-parents. La KESB aurait dû agir immédiatement conformément à l’art. 315a CC – au lieu de cela, la clarification a été retardée. La séparation a commencé ici – une rupture claire.
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